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BRO VIGOUDENN - PAYS BIGOUDEN / FINISTERE SUD / BRETAGNE
Pays Bigouden / Patrimoine - Glad
[ Vendredi 23 juin - Miz mezheven 2017 - Fête de Gwentrog
Baie d'Audierne de la pointe de la Torche (Beg an Dorchen) à la Pointe du Raz (Beg a Raz)
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Bro Vigoudenn - Pays Bigouden
Histoire - Histor

► la terrible légende des sonerien du


Ils furent pendus à la place de deux voleurs


C'est à la sortie de Pont-l'Abbé, en direction de Quimper, au lieu-dit 'Ar justisiou'.
A cet endroit, étaient exécutées les sentences de justice au Moyen-âge. C'est là qu'ils furent pendus et enterrés en contrebas du côteau, à plusieurs centaines de mètres de la gendarmerie actuelle.

 
 
SUR LA TOMBE DES SONNEURS
 
Ni pierre ni tertre, seulement des objets de piété, un crucifix cassé, des morceaux de chapelets et surtout, beaucoup de vaisselle de porcelaine cassée.

La tombe aurait aussi la propriété de faire retrouver les objets perdus tout comme ' Santig du' à Quimper. Le champs voisin s'appelle d'ailleurs 'Park ar Santig du

' Ils étaient deux sonneurs, bons garcons, honnêtes gens, un peu ivrognes, mais pas méchants pour un liard. Ils avaient sonné à tant et tant de noces, qu'ils en étaient à confondre les cortèges des fils avec ceux de leurs pères ; ils avaient sonné à tant d'aires neuves, qu'ils n'eussent pu - même les jours où ils n'étaient pas saoûls - dire combien ils avaient vu s'y esquisser d'amourettes.

Et toujours, on les rencontrait, sonnant la joie, sonnant le cidre, sonnant au point, l'un, d'en fêler son bombarda l'autre, d'en crever son biniou.

Et toujours leur bragou était sale, de ce qu'ils avaient couché la-nuit dans les fossés du chemin, au clair de la lune qui les regardait avec des yeux bienveillants, et sous la garde des Korrigans qui les aimaient fort, parce qu'ils traînaient la gaité jusqu'aux clous de leurs sabots.

Et toujours leur chupen était humide, de ce qu'ils en avaient arrosé les broderies par leurs beuveries ou en bavant dessus...

Dans tout le Pays Bigouden on les estimait, parce que, d'abord, ils étaient de braves gens, et aussi parce qu'ils avaient la conscience en paix avec Notre-Seigneur. 
 
 
LE SABOTAGE D'UNE MISSION

Il advint qu'un jour de Carnaval, ils firent annoncer ci la jeunesse, qu'ils donneraient à danser dans une lande, sur la route de Kemper.

Comme on peut le constater, les 'Sonerien du' étaient très sollicités.

N'ayant pu obtenir un récit clair et détaillé de la légende, prenons référence à un narrateur de la fin du siècle dernier qui a consigné la légende dans un ouvrage.

L'auteur porte un nom très occitan pour un Bigouden Gabriel Puig de Ritalongi. 
 
 
Gabriel Puig de Ritalongi.

Mais, ce même jour-là, les Révérends Pères Carmes annoncèrent qu'ils allaient ouvrir une Mission pour Acheter les péchés de tous les gens du pays.

La Mission eut lieu, mais la danse eut lieu aussi.

Le prêche eut les vieilles femmes, mais la danse eut les jolies filles. Et les deux sonneurs jouèrent leurs plus beaux airs.

Et les Révérends Pères firent leurs plus terribles sermons. Chacun prit tant de plaisir à la distraction qu'il s'était choisie, que le lendemain on recommence.

Mais, cette fois-ci, ce ne fut pas tout à fait la même chose : les deux sonneurs soufflèrent de tout leur coeur, et les Révérends Pères tempêtèrent contre les danseurs.

Les vieilles femmes, en revenant de l'église, disputèrent leurs maris, leurs filles et leurs fils, de ce qu'ils aimaient mieux danser que d'aller au prône ; mais elles n'eurent pas plus tôt entendu les gais sons des binious qu'elles aussi s'en furent se damner à la danse.

Cela devenait grave, très grave, vilain même pour les deux sonneurs qui avaient ensorcelé tous ces gens-là. Les Révérends avaient le bras long... et les potences de messire le baron avaient aussi les bras longs !

Peu s'en fallut qu'ils ne passassent un mauvais quart d'heure et n'allâssent faire connaissance avec le 'belvédère' que le baron du Pont entretenait au lieu dit ' Les Justices ' (les fourches patibulaires).

Mais ils étaient si aimés de tout le monde, les deux sonneurs, qu'on obtint leur grâce et ils en échappèrent pour cette fois.

Mais qui n'a pas ses ennemis'?

DEUX VOLEURS ASTUCIEUX

Un soir que nos deux sonneurs étaient roulés dans le fossé qui borde la route de Kemper, il vint à passer un convoi de gardes qui s'en allaient pendre deux voleurs. Ils aperçurent les deux dormeurs et, brutalement, ils les appréhendèrent, les remirent sur pieds et, malgré leurs protestations, ils les emmenèrent avec eux. Les voleurs, qui n'étaient pas bêtes et qui savaient que, tant qu'on n'est pas pendu, on a quelque chance de ne pas l'être, avaient convenu avec les gardes que, s'ils rencontraient deux autres chrétiens qui pussent être occis à leur place, ils les laisseraient filer, moyennant finances, firent signe aux gardiens-. Ils convinrent de se retrouver dans une auberge, puis craignant qu'ils ne revinrent sur leur décision, ils se donnèrent de l'air.

Il est reconnu que les voleurs se tirent toujours d'affaire, tandis que les braves gens... ! ! !

On pendit donc nos deux sonneurs haut et court. Puis les gardes, 'heureux de cette bonne aubaine, allèrent retrouver leurs anciens prisonniers, touchèrent leurs fonds, et se saoûlèrent.

Savaient-ils qui ils avaient pendu ? Il y en a qui disent oui, d'autres. qui disent non.
 

UN DERNIER AIR AVANT DE MOURIR

Le lendemain matin, des passants aperçurent deux corps qui se balançaient au haut du ' belvédère ' de messire le baron. Ils s'approchaient afin de réciter des prières pour leur faciliter le passage dans une vie meilleure, lorsque, tout à coup, l'un des pendus s'écria, les yeux pleins de larmes et la voix chevrotante (cela tenait à ce que la corde le gênait pour respirer) et en joignant les mains :

'Chrétiens, mes bons amis, passez-moi, je vous prie mon biniou, que j'en joue encore un peu avant de mourir !'

Les passants, effrayés, s'enfuirent vers la ville et annoncèrent ce qui venait de leur arriver.

- Ma Doué ! cria-t-on à l'unisson, on a pendu nos sonneurs !

Et les gens accoururent vers les 'Justices' pour voir les pauvres chers... Un homme plus avisé, trouvant le biniou dans un fossé, l'emporta avec lui, et quand il fut près des deux pauvres bougres, il se mit à souffler dedans pour attirer leur attention.

Une femme eut l'heureuse idée de les regarder plus attentivement ; elle vit des lueurs qui formaient comme un nimbe autour de la tête de chacun des pendus.

- Ah ! s'écria-t-elle, voyez !

Tous regardèrent et ils virent...

Alors ils devinrent plus braves, et bien qu'il fût défendu de toucher aux corps des suppliciés, qui devaient rester jusqu'à ce que les corbeaux les aient dépecés, ils suivirent l'avis de cette femme, qui était, puisque l'un d'eux avait demandé son biniou, de le lui donner.
 
 
GUERISONS MIRACULEUSES

Mais hélas ! pauvres gens ! Ils étaient morts tous deux, bien morts, et le dernier voeu de l'un d'eux ne fut pas exécuté...

A cette époque, il régnait une fièvre maligne qui emportait tous ceux qui en étaient atteints... On remarqua, à quelque temps de là, que ceux qui avaient eu le courage de supporter l'odeur qui se dégageait des deux pendus, et allaient dire des prières pour le repos de leurs âmes, furent guéris de la fièvre.

Le bruit de ces guérisons se répandit, et l'on vint de partout en pèlerinage, invoquer ces deux pauvres sonneurs, pendus bien innocemment.

Lorsqu'ils furent à l'état de squelette, on les enterra dans un fossé du champ, au bas de la hauteur où s'élevaient les potences. Les pélerins plantèrent de petites croix en bois sur ce mur et y laissèrent leurs chapelets el de menues pièces de monnaie.

Un des Révérends vint et il abattit toutes les petites croix et il sema par le champ toutes les pièces de monnaie.

Il eut la fièvre. Et il faillit en mourir.

Et il revint lui-même redresser toutes les petites croix et rechercher une à une toutes les pièces de monnaie. Et il guérit... Et d'autres ont guéri... Et d'autres guériront, car ces sonneurs étaient innocents, et là-haut, ils sont saints.

Ma grand'mère a entendu cette histoire de sa grand'mère, qui disait que cela remontait à bien loin'.

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