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Histoire - Histor

► les origines bigoudennes vénètes ou osismiens


Certains historiens attribuent la quasi totalité de l'actuel département du Finistère à la domination des Osismiens dont la capitale était VORGANIUM ou OSISMIS (actuellement CARHAIX). Il semblerait d'après l'atlas historique de 'LONGNON' qu'au milieu du 1,1, siècle avant J.C., les Vénètes étaient présents tout au long des côtes Sud et précisément en bigoudénie, plus accessible par la mer.

Des cinq peuples qui couvraient la Bretagne, les Vénètes étaient certainement les mieux organisés et les plus riches. Leurs capacités navales permirent un essor économique qui suscita de nombreuses convoitises. Ils assuraient le trafic de l'étain vers la Cornouaille Britannique actuelle, au Nord vers l'Ibérie, et la Méditerranée au Sud.

La première incursion romaine en Armorique date de l'an 58 avant J.C., elle fut menée par une légion commandée par un certain ' Publius Crasus '. Il ne semble pas qu'il y eut d'affrontements sanglants à cette occasion, mais deux ans plus tard la pression des envahisseurs devenant plus contraignante, des incidents sont signalés. Des commissaires Romains qui voulaient réquisitionner des céréales furent retenus comme otages. Jules César en personne vint alors avec ses légions 'mater' ce peuple qui avait osé s'opposer au tout puissant empire. C'est sur mer que se déroula la bataille. On la situe dans le golfe du Morbihan. Après une forte résistance les Vénètes furent vaincus.

La répression fut terrible. Les chefs furent tués et leurs familles réduites à l'esclavage.

Les places fortes Vénètes consistaient en ' Oppida ' (sorte de presqu'île reliée à la terre par des isthmes). De Crozon à


Vannes chaque promontoire était ainsi occupé : celui de 'la Torche' le fut sans doute aussi, tout comme au temps de la préhistoire. Ces places fortes changèrent ensuite de main car elles représentaient des points stratégiques pour une occupation militaire.

Entre la Pointe du Van et le Cap de la Chèvre dans le baie de Douarnenez, on en a recensé 14, marquées de traces romaines. La côte bigoudène étant plate, les ' Oppidum ' se situaient sur des promontoires plus reculés dans les terres. Celui de Tronoën fut l'un des plus importants.

Le tertre qui sert de socle à l'actuelle Chapelle a livré aux chercheurs de nombreux vestiges Celtiques et Romains : monnaies, épées, lances, javelots. Rien ne dit qu'une bataille importante n'eut pas lieu dans cet endroit car les Celtes y vivaient, avec aisance ; témoins : les riches bijoux en or et les lingots trouvés, portant leurs marques.

Bon nombre de statuettes figurant les déesses Romaines furent également recueillies en ce lieu.

L'occupation Romaine dura plus de 400 ans mais contrairement à d'autres régions en Gaule, où la fusion humaine donna une nouvelle société appelée Gallo-Romaine, il n'en fut rien en Bretagne. De nombreux commerçants et fonctionnaires vinrent de Rome avec leurs familles et s'y installèrent dans le pays jusqu'à former de petites cités, mais le brassage des populations ne se fil pour ainsi dire pas. La collaboration fut même orageuse dans certains cas.

Le Pont-l'Abbiste Youenn Coïc dans son livre ' les ploucs ' a romancé une révolte au IVe siècle. Cet épisode mettant aux prises les autochtones du Cap Caval et les autorités Romaines, partirait d'un fait authentique : la révolte des ' Bagaudes ' en 417 et 418.Tout au long de cette période, l'activité du pays resta très vivante et les échanges par mer continuèrent ne serait-ce que pour acheminer vers Rome ou les autres provinces de l'Empire, les troupes ou les marchandises.Les nombreux charniers de nourriture découverts attestent que l'industrie des salaisons était déjà importante tant en poissons qu'en viandes. Il en est de même pour les coquillages ; témoins : les coquilles d'huîtres fréquentes autour des vestiges romains.Les ports de Douarnenez (Port Rhu), Audierne, Pont-Croix et Aquilonia (Locmaria à Quimper) furent très fréquentés.

D'Aquilonia : plate-forme administrative et commerciale importante partait une voie allant à Pont-l'Abbé. De cette ville elle se dirigeait ensuite sur Penmarc'h et Tronoën ou fut trouvée une borne.La rivière Odet connut une intense activité à l'époque Romaine. Sur les coteaux de Locmaria, tout au long de la 'rivière, jusqu'à Bénodet et Sainte-Marine, les villas s'étageaient.L'intelligentia Romaine était bien organisée et avait le sens du confort. Les restes des thermes, temples et villas situés aux meilleurs emplacements de la rivière en témoignent.Le Pays Bigouden recèle une grande quantité de vestiges Romains : nous en citerons quelques-uns pour mémoire mais la liste n'est pas close, il serait long de les citer tous. De nouvelles découvertes se font encore chaque année.

A Languivoa en Plonéour- Lanvern, des fouilles sont en cours par le cercle de recherches de Plomelin, les murs d'une villa de 15 mètres de façade ont été mis à jour.Bien des villages ont été construits sur des emplacements Romains. Il en est ainsi pour Audierne, Pont-Croix, Plogastel Saint-Germain, Saint-Jean Trolimon.La toponymie offre des indices révélateurs de vestiges Romains. Ainsi les noms de lieu portant la mention 'Ru' (rouge) ou 'Ruz' témoignent d'endroits où l'on trouve des morceaux de tuiles ou, de briques rouges utilisés dans les constructions. Les mots ' moguer ', ' ar voger ' indiquent souvent des traces de murs. 'Beuz - Beuzit - ar veuzit' désignent des endroits où pousse le buis : espèce importée par les Romains qui subsiste généralement autour des vestiges.

A Peumerit, fut découvert un four servant à la fabrication de tuiles, briques et poteries.A Combrit, il existe des ruines de villas au lieu dit 'Kérobistin'. Des charniers fabriqués en ciment et en briques pilées furent découverts ; ils contenaient des restes décomposés de poissons et de viandes. Une centaine de pièces en bronze se trouvaient aussi dans cet emplacement. Dans un autre lieu appelé ' Kergadec ' on découvrit une bague en or.A Plobannalec ce fut un bracelet, à 'Kergadou' en Plovan un vase contenant des pièces à l'effigie de ' Claude et Antonin '.Non loin de la gare de Pont-l'Abbé sur un promontoire servant d'Oppidum, même découverte, ces pièces dataient de 238 à 326 après J.C.

A Tréguennec, Louis OGÈS signala la découverte de 80 statuettes en terre cuite (un atelier sans doute) qui représentaient des déesses mères et des Vénus d'anadyomènes.L'un des vestiges le plus connu fut le Menhir sculpté de Kervadel découvert à Kernuz et qui se trouve au Musée BretonIl représente les Dieux du Maillet ainsi que Mercure, Mars, Hercule. Il daterait du lie siècle.La paix romaine fut de plus en plus troublée. Déjà Vers le IIIè siècle apparaissaient sur nos côtes des 'raids' saxons obligeant les Romains à la défensive. Rome fut ensuite menacée par des invasions, ce qui nécessita un repli généralisé des troupes vers leurs bases en 476.Outre manche, en Bretagne insulaire la pression des Saxons se faisant très grande, de nombreuses tribus décidèrent de traverser la mer et de chercher refuge en Armorique.

C'est ainsi qu'à partir de 450 environ arrivèrent en Armorique par vagues successives les ' Cornovii ' et les ' Domnoni '.Cette arrivée coïncida avec le départ des Romains. Le pays était relativement peu peuplé ce qui explique qu'N n'y eut pas d'opposition aux immigrants, qui s'installèrent sans difficultés.Les Bretons étaient commandés par leurs chefs de clans ou ' tiem ' et leurs religieux.Ces populations ' receltisèrent ' donc les autochtones dont la langue avait quand même une origine commune, quoique lointaine, car le latin avait peu marqué le pays.

Des linguistes affirment cependant que si les régions bigoudènes et vannetaises actuelles présentent des variétés dialectales plus prononcées en langue bretonne, c'est qu'un fond de population plus important existait à l'arrivée des Bretons d'outreManche et que l'assimilation linguistique n'aurait pas été aussi totale qu'ailleurs.Cet apport de population continua d'arriver jusqu'en l'an 600. C'est surtout vers cette époque qu'arrivèrent les moines et religieux chargés d'entretenir la flamme chrétienne auprès de leurs compatriotes. Ils venaient des nombreux monastères d'Irlande et du Pays de Galles. La ferveur populaire en fit des Saints et leurs noms furent accolés à ceux des villages. Nous les retrouvons toujours dans les toponymes de ceux-ci.

(Extrait de la revue Dialogue N°3 13 mars 1975)

 

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